Écrire la perte d’un enfant : de l’émotion à l’action dans l’œuvre de Camille Laurens

Autori

  • Nikola Bjelić Université de Niš, Faculté de Philosophie, Département de langue et de littérature françaises, Niš (Serbie)

DOI:

https://doi.org/10.18485/knjiz.2025.15.15.5

Ključne reči:

perte d’un enfant, deuil, trauma, action, autofiction, écriture féminine de soi, fictionnalisation

Apstrakt

À sa parution en 1995, le récit Philippe de Camille Laurens constitue une œuvre unique en son genre. Racontant l’événement tragique survenu un an avant, l’autrice introduit dans la littérature française contemporaine un sujet tabou, à savoir la mort d’un enfant-bébé. En entreprenant d’écrire sur son deuil, l’autrice revient sur cette tragédie afin d’en analyser les causes et de dénoncer à la fois les conditions déplorables des maternités de l’époque et certaines responsabilités institutionnelles du personnel médical. Dans le même temps, son texte se veut un geste de solidarité envers celles et ceux qui ont connu une perte similaire. 
À partir de ce texte, l’autrice se tourne vers le genre de l’autofiction, dont elle deviendra l’un des auteurs phares dans les années à venir. Le but de notre article est d’examiner le sujet tabou susmentionné dans ce récit, mais aussi sa réapparition et sa fictionnalisation dans d’autres œuvres de Camille Laurens, telles que Dans ces bras-là (2000), Cet absent-là (2004) et Fille (2020). Nous tenterons de montrer comment les éléments autofictionnels constituent la narration de l’autrice, en analysant s’il existe chez elle une « spécificité de l’écriture féminine de soi » (Baudouin, Leclerc 2013).

Reference

Objavljeno

2025-12-10

Kako citirati

Écrire la perte d’un enfant : de l’émotion à l’action dans l’œuvre de Camille Laurens. (2025). Knjiženstvo, časopis Za Studije književnosti, Roda I Kulture, 15(15), 96‒112. https://doi.org/10.18485/knjiz.2025.15.15.5